Des animaux jugés pour leurs crimes

17 06 2008

 

Si il est vrai que l'homme a toujours voulu dominer la nature, cela l'a amené à avoir des agissements plutôt inusités. Un ces agissements est celui de juger et condamner les animaux ayant commis des crimes, généralement des meurtres. Cette coutume est aussi vieille que la bible elle-même. Dans l'Exode, il est écrit: « Si un bœuf encorne un homme et le tue, alors le boeuf sera lapidé. » Même si les animaux condamnés étaient généralement des bêtes de somme, il y a eu des procès pour plusieurs espèces animales différentes (chèvres, porcs, taupes, taons, chiens, chats, escargots...la liste est longue), voir même des insectes.

La première parution d'animaux devant les tribunaux connus date des années 800 de notre ère. Un essaim d'abeilles qui avait attaqué et tué un homme fût condamné à la peine capitale par étouffement.

Quelque part en Normandie, en l'an 1394, un cochon fût jugé et pendu pour avoir dévoré un humain. La même chose se produisit en 1547 alors qu'une truie et ses enfants furent emmenés devant les tribunaux pour le même crime. Ils exécutèrent la truie mais acquittèrent les porcelets en raison de leurs très jeunes âges. Il a été dit que ce n'était pas de leurs fautes si leur mère leur avait montré le mauvais exemple. Ce genre d'accident était plus ou moins commun dans les cités médiévales où les porcs erraient en liberté. Certains d'entre eux pouvaient s'attaquer à des jeunes enfants.

Cependant, les crimes n'étaient pas toujours aussi graves. En 1471, un coq fût condamné à la peine capitale pour avoir pondu un oeuf, ce qui démontrait un grave mépris envers Dieu et sa création. Après avoir été condamné à mort, le poulet en question fût brûlé.

Un jugement particulièrement original fût rendu en 1519 contre des taupes qui avaient ruinées une récolte parce qu'elles avaient creusées tellement de tunnels que l'herbe ne pouvait plus pousser dans ce champ. Les taupes furent condamnées à contumace dans l'exil. Mais la cour accorda un sauf-conduit en allouant 14 jours de délai supplémentaire aux taupes qui avaient des enfants et celles jeune en âge.

Tout cela peut sembler bien étonnant, mais ce n'est que la pointe de l'iceberg. En effet, les tribunaux pour animaux suivaient les mêmes lois que ceux que la population connaissait à l'époque. Ainsi, il pouvait compter sur la présence d'un avocat pour les représenter et faire valoir leurs droits. Certain avocat devinrent célèbres à défendre des animaux. En 1499, l'un d'eux défendit les intérêts d'un ours qui avait semé la pagaille dans plusieurs villages. Il le vît libéré en réclamant le droit de l'ours d'être jugé par ses pairs... soit, les autres ours. L'histoire ne nous dit cependant pas si ses amis ours lui ont fait ce procès (...).

Une anecdote que je trouve personnellement très amusant est celle des chenilles italiennes de 1669. Elles avaient été forcées de comparaître pour destruction volontaire de propriété publique. Un papier de notification fût donc cloué sur un arbre de cinq paroisses différentes. Il était clairement indiqué que les chenilles étaient libres d'habiter la forêt et de jouir de leur liberté, mais elles ne devaient pas nuire à l'homme. Aux États-Unis, des gens envoyaient des lettres aux rats habitant leurs demeures. Ces messages très polis les priaient de bien vouloir quitter les lieux. En 1906, deux frères et leur chien furent accusés de meurtre. Les hommes ont purgés une sentence à vie et le chien fut exécuté. En 1974, en Libye, un chien coupable d'avoir mordu un homme fut condamné à un mois de prison au pain et à l'eau. Le chien fut ensuite libéré car justice avait été faite.

Un autre de ces avocats, un français du nom de Bartholomée Chasse-née, devint célèbre en plaidant la cause d'un groupe de rats. Croyez le ou non, ces rats qui avaient dévastés une culture d'orge, ne s'étaient pas présentés à leur propre procès. Leur avocat contesta la citation à comparaître, sous prétexte que l'accusation ne l'avait pas présentée à tous les rats de la région. Ils réclamèrent donc que les rats comparaissent un autre jour, chose qu'ils ne firent pas davantage. Chasse-née déclara donc que les chats des plaignants étaient les responsables car ils empêchaient les rats de se rendre au tribunal en leur faisant peur. Il demanda ensuite à ce que les plaignants garantissent la sauvegarde des rats sur leurs terrains, ce qu'ils refusèrent et l'affaire fût classé.

Tout cela peut sembler invraisemblable ou complètement imbécile, mais les choses vont encore plus loin. En effet, des animaux ont même comparu aux tribunaux comme témoins. En effet, en Savoie au cour du XVIIe siècle, ont croyait que Dieu accorderai le pouvoir de parler aux animaux plutôt que de laisser un criminel échapper à la justice. Évidemment, ils pouvaient aussi observer la réaction de l'animal. Lorsque l'accusé disait ne pas avoir commis un crime, si son animal bronchait, c'est qu'il mentait. Si l'animal n'avait aucune réaction étrange, c'est que l'accusé disait la vérité et qu'il pouvait être libéré.

Dans la plupart des pays du monde, les animaux ne se retrouvent plus dedans les tribunaux depuis bien longtemps déjà. Les croyances ont beaucoup changés et c'est probablement pour le mieux. Évidemment, les animaux ayant mordus des humaines ou tués des animaux appartenant à un individu sont généralement exécutés, sans procès...

 

Extrait: Stranges stories, amazing facts ( Sélection du Reader's Digest ) 1979




Le vélo de sauvetage

08 06 2008

 

Le concept du pédalier a été utilisé à maintes reprises par une grande quantité d'inventeur. Simple d'utilisation, il pourrait s'appliquer à presque tous les véhicules.

Parmi ces véhicules, une des inventions les plus surprenantes est sans doute cet engin de sauvetage individuelle à pédale. C'est un français, François Barathon, qui le conceptualisa en 1895. L'appareil est assez simple; un sac gonflable en caoutchouc est supporté par un siège de métal en forme de soucoupe.

Un fois assis sur le sac, notre heureux survivant est maintenu à flot avec la machine et peut donc actionner les manivelles. Les deux jeux de manivelles (une pour les mains et une autre pour les pieds) entraînaient deux hélices distinctes. Une qui maintenait le véhicule stationnaire et une autre qui faisait la propulsion.

Références: Stranges stories, amazing facts ( Sélection du Reader's Digest ) 1979




Une valise de sauvetage

07 06 2008

Alors que survivre en mer devenait une véritable obsession à l'époque victorienne, les inventeurs laissèrent libre cour à leur imagination pour créer les gadgets très inusités et extravagants. C'est le cas, de la valise de sauvetage ou "valise amphibie". Cette valise était équipée d'un couvercle et d'un fond qui comportait des panneaux circulaires faciles à enlever. Le propriétaire pouvait donc enlever les panneaux, ajuster le joint de caoutchouc qui servait pour l'étanchéité et enfiler la valise comme une ceinture. Le tout se faisait rapidement, augmentant ainsi les chances de survie du pauvre naufragé. Cet instrument de survie possédait l'avantage enviable de laisser les deux mains libres, permettant par le fait même à tout bon gentleman de pouvoir saluer comme il se doit toute demoiselle venant flotter à ses cotés.

Références: Stranges stories, amazing facts ( Sélection du Reader's Digest ) 1979




Un bateau contre le mal de mer

05 06 2008

 

Un des inventeurs qui révolutionna la technique de fabrication de l'acier, Sir Henry Bessemer, n'avait pas du tout le pied marin. Malgré tout, il devait souvent se rendre sur le continent. À l'aide d'un architecte naval, R.J Reed, il conceptualisa un nouveau modèle de bateau à vapeur équipé d'un "salon oscillant". Ce dernier, positionné sur un pivot central, était situé au milieu du navire et devait rester stable malgré le mouvement de la mer et du navire. En pratique cependant, il roula violemment et les passagers qui se trouvaient à l'intérieur furent très malmenés contrairement au reste de l'équipage qui se trouvait à l'extérieur du salon. Suite à cet échec, des modifications allaient de pair.

Sir Henry décida alors d'y installer un frein hydraulique fonctionnant avec un niveau d'alcool. Une fois que le bateau roulait, un homme préposé à la surveillance devait assurer le contre-balancement du salon. Cependant, ce fut là un cuisant échec donnant des résultats encore pires que ceux du test initial. Ils décidèrent donc de bloquer le salon en position fixe. Malheureusement, le bateau fût ingouvernable. À sa première traversée, il heurta une jetée à Calais et le même accident se reproduisit à Douvres durant le retour. Sir Henry envoya donc le bateau à la casse, mais le salon lui trouva refuge dans un collège du Kent. Il fût détruit durant un bombardement allemand durant la deuxième guerre mondiale.

Extrait de : Stranges stories, amazing facts ( Sélection du Reader's Digest ) 1979

 




Il découvrit la Grande-Bretagne

04 06 2008

 

À son retour d’un voyage d’exploration dans l’Atlantique Nord, un navigateur grec décrivit la Grande-Bretagne :

« L’île est fortement peuplée… son climat est extrêmement frais » ; de son peuple, il parle ainsi : « Ils sont extrêmement hospitaliers et de manière aimable… Leur alimentation est bon marché et frugale… Elle (la Grande-Bretagne) a de nombreux rois et potentats qui vivent la plupart du temps en bonne intelligence…

Le peuple de la Grande-Bretagne est de mœurs simples, fort éloigné de la duplicité de l’homme moderne… il ne boit pas de vin, mais une liqueur fermentée à partir de l’orge, qu’il appelle curmi. »

Bien entendu, personne ne le crut. Cela se passait en 304 av. J.-C. Ce navigateur se nommait Pythéas et il était de Marseille. Pendant deux mille ans, les historiens le cataloguèrent comme charlatan, appréciant néanmoins sa relation de voyage, tenue pour un chef-d’œuvre d’imagination.

Pythéas fut pourtant le premier Grec à visiter la Grande-Bretagne, à décrire l’île et son peuple et, probablement, à naviguer en vue de l’Islande et de la Norvège. Les eaux de l’Atlantique Nord étaient alors inconnues des contemporains de Pythéas. Comment pouvaient-ils – familiers seulement avec les eaux tièdes de la Méditerranée - croire que celui-ci avait vu des morceaux de glace flottants plus gros que son bateau ? Ou que, plus au nord encore, la mer était entièrement gelée et que le soleil ne s’y couchait jamais ?

Pythéas fut déconsidéré et, quoique plus tard les historiens aient fait référence à son voyage dans leurs écrits, l’attitude de Strabon (né vers 58 av. J.-C.) à son égard est caractéristique. Il écrivait :

«Pythéas nous raconte que Thulé (qu’on croyait alors être une terre non explorée à l’extrême septentrion) est à un jour de voile d’une mer de glace… et cela, Pythéas l’a vu de ses propres yeux – du moins est-ce ce qu’il veut nous faire croire.»

Ce que Pythéas avait vu était sans doute la côte de Norvège, ensevelie sous ses brumes épaisses. La «mer de glace» n’était peut-être, selon certains érudits, qu’un énorme banc de méduses.

Il ne reste aucun fragment des deux livres de Pythéas, l’Océan et Une description de la terre. Mais ses contemporains ont suffisamment écrit sur lui pour que ses exploits puissent y être reconstitués avec un maximum de précisions. On pense que son voyage, à partir de Marseille, dura six ans. Pythéas fit le tour de la Grande-Bretagne et débarqua en plusieurs endroits, ce qui lui permis d’observer des moissonneurs et des bergers. En Cornouailles, il visita des mines d’étain.

À son retour à Marseille, il affirma que l’Irlande s’étendait à l’ouest de la Grande-Bretagne. Strabon n’était pas de cet avis, il la plaça au nord de l’Écosse… et c’est lui que l’on croyait. Pythéas passa apparemment le reste de sa vie à tenter de convaincre ses contemporains. En vain.

Extrait: Stranges stories, amazing facts ( Sélection du Reader's Digest ) 1979

 

Le monde tel que vu par Strabon




Le cercle de joie

23 05 2008

 

Un jour, pas si lointain, un paysan se présenta à la porte d'un couvent et frappa énergiquement. Quand le frère portier ouvrit la lourde porte de chêne, le paysan lui montra, souriant, une magnifique grappe de raisin.
"Cher frère portier, dit le paysan, sais-tu à qui je veux offrir cette grappe de raisin, la plus belle de ma vigne ?"
Sans doute au Père Abbé ou à quelque moine du couvent !"
"Non, à toi !"
"A moi ?".. Le frère portier en devint tout rouge de joie.
"C'est vraiment à moi que tu veux la donner ?"
"Bien sûr, parce que tu m'as toujours reçu avec amitié et tu m'as aidé quand je te le demandais. Je voudrais que cette grappe de raisin t'apporte un peu de joie".
Et la joie simple et franche qu'il voyait sur le visage du frère portier l'illuminait lui aussi tout autant.

Le frère portier posa la grappe bien en vue et passa la matinée à l'admirer. C'était vraiment une grappe étonnante. Et puis, à un moment donné, lui vint une idée : Pourquoi ne pas porter cette grappe au Père Abbé, pour lui donner un peu de joie à lui aussi ?"

Il prit la grappe et l'apporta au Père Abbé.
Celui-ci fut sincèrement heureux.
Mais il se souvint qu'il y avait dans le couvent un vieux frère malade et il pensa : "Je vais lui apporter la grappe.
Ca lui donnera un peu de réconfort. Ainsi la grappe émigra de nouveau.
Mais elle ne resta pas longtemps dans la cellule du frère malade. Celui-çi, en effet, pensa que la grappe ferait aussi la joie du frère cuisinier, qui passait ses journées à suer derrière ses marmites, et il la lui fit parvenir.
Mais le frère cuisinier la remit au frère sacristain, afin qu'il ait, lui aussi, un peu de joie. Ce dernier la porta à un autre. Et ainsi de suite, jusqu'à ce que la grappe revint au frère portier, "pour lui donner un peu de joie". Ainsi se referma le cercle. Un cercle de joie !

N'attends pas qu'un autre commence.
C'est à toi de commencer aujourd'hui un cercle de joie. Il suffit souvent d'une toute petite étincelle pour faire exploser une énorme charge.
Il suffit d'une étincelle de bonté pour que le monde commence à changer.
L'amour est l'unique trésor qui se multiplie quand on le divise,
c'est l'unique cadeau qui augmente au fur et à mesure qu'on en soustrait une part. C'est l'unique entreprise où l'on gagne d'autant plus que l'on dépense davantage. Cet amour, partage-le, offre-le, répands-le aux quatres vents, vide tes poches, secoue bien la corbeille, verse le verre... et demain tu en auras plus qu'aujourd'hui..




Désidérata

22 05 2008

Va, reste calme au milieu du bruit et de l'impatience et souviens-toi de la paix qui découle du silence.

Si tu le peux, mais sans renoncement, sois en bons termes avec tout le monde;

dis ce que tu penses, clairement, simplement; et écoute les autres, même les sots et les ignorants, car eux aussi ont quelque chose à dire.

Évite les gens grossiers et violents car ils ne sont que tourments pour l'esprit.

Si tu te compares aux autres tu pourras devenir vaniteux ou amer; mais sache qu'ici-bas, il y aura toujours quelqu'un de plus grand ou de plus petit que toi.

Sois fier de ce que tu as fait et de ce que tu veux faire. Aime ton métier, même s'il est humble; c'est un bien précieux en notre époque troublée.

Sois prudent dans le monde des affaires, car on pourrait te jouer de vilains tours. Mais que ceci ne te rende pas aveugle; bien des gens luttent pour un idéal et partout sur la terre on meurt pour ce que l'on croit.

Sois toi-même, surtout dans tes affections. Fuis le cynisme en amour car il est un signe de sécheresse du coeur et de désenchantement.

Que l'âge t'apporte la sagesse et te donne la joie d'avoir des jeunes autour de toi.

Sois fort pour faire face aux malheurs de la vie; mais ne te détruis pas avec ton imagination; bien des peurs prennent naissance dans la fatigue et la solitude.

Et, malgré la discipline que tu t'imposes, sois bon envers toi-même.Tu es un enfant de l'univers, tout comme les arbres et les étoiles et tu as le droit d'être ici; et même si cela n'est pas clair en toi, tu dois être sûr que tout se passe dans l'univers comme c'est écrit.

Par conséquent, sois en paix avec ton Dieu quelle que soit en toi son image, et à travers ton travail et tes aspirations, au milieu de la confusion de la vie, sois en paix avec ton âme.

Dis-toi qu'en dépit de ses faussetés, de ses ingratitudes, de ses rêves brisés, le monde est tout de même merveilleux.

Sois prudent. Et tâche d'être heureux.

(Traduction d'un texte gravé sur l'église Saint-Paul de Baltimore - USA)




Tu es unique - Roger Poudrier

20 05 2008

Qui sommes-nous ? Qui es-tu ? L'humilité qui consisterait à te déprécier ne serait pas l'humilité. L'humilité consiste à marcher vers la vérité et la vérité est que tu es un être extraordinaire.

Tu es ni parfait, ni spécial; ni supérieur ni inférieur; tu es unique et riche d'un potentiel immense. Ton rêve illusoire de perfection est un ballon à crever. Mais la vérité rend libre. Accepte-toi tel que tu es, fais-toi confiance car tu es unique au monde et dans l'histoire du monde.

Accueille ton unicité qui fait ta richesse. Plus tu développes tes talents, plus tu réalises tes aspirations, plus tu rejoins ton idéal, plus tu deviens une ressource pour les autres. Tu favorises alors la vie en toi et autour de toi. Tu deviens semeur de vie, promoteur de croissance et source de bonheur.

Se fixer des objectifs est le meilleur remède à l'ennui et un excellent remède pour la santé.




Pour mon anniversaire...

10 05 2008

 

Je vous invite à partager ce jour particulier qui est le mien ...




La véritable amitié - Henri de Lacordaire

03 05 2008

 

La véritable amitié est pure
Elle ne recherche aucune faveur en retour
“Elle élève celui qui la donne “
La véritable amitié est généreuse
Elle est plus forte que tout les préjugés
“Elle anoblit celui qui la donne”
La véritable amitié est magnanime
Elle ne pose aucune condition
“Elle embellit celui qui la donne”
La véritable amitié est absolue
Elle n'est jamais donnée par miettes
“Elle fait honneur à celui qui la donne”
La véritable amitié est fidèle
Elle n'est pas altérée par le temps
“Elle honore celui qui la donne “
La véritable amitié est tenace
Elle est faite de loyauté et de franchise
“Elle grandit celui qui la donne”
La véritable amitié est spontanée
Elle ne fait l'objet d'aucun marchandage
“Elle récompense celui qui la donne”
La véritable amitié est sincère
Elle ne pose pas de condition
“Elle enrichit celui qui la donne”
Une belle amitié c'est
comme un arbre Grand , Fort, Et tout fleuri




La langue française abonde en curiosités surprenantes pour l'étranger, en voici quelques-unes.

30 04 2008

 

Ainsi ce sont les meilleurs crus qui donnent les plus fortes cuites.

On remercie un employé quand on n'est pas content de ses services.

 On passe bien souvent des nuits blanches quand on a des idées noires.

Pourquoi dit-on d'un pauvre malheureux ruiné, qui n'a plus où se coucher, qu'il est dans de beaux draps?

Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d'avoir couru?

Quand un homme se meurt, on dit qu'il s'éteint. Quand il est mort, on l'appelle "feu".

Pourquoi lave-t-on une injure et essuie-t-on un affront ?

Pourquoi parle-t-on des quatre coins de la terre, puisque la terre est ronde?

Comment peut-on faire pour dormir sur les deux oreilles?

Pourquoi appelle-t-on coup de grâce le coup qui tue?

Pourquoi lorsque l'on veut avoir de l'argent devant soi, faut-il en mettre de côté?

Le pot a des oreilles et l'on dit, sourd comme un pot ?

Pourquoi dit-on: embarras de voitures, quand il y a trop de voitures, et embarras d'argent, quand il n'y a pas assez d'argent ?

Pourquoi avons-nous parfois l'estomac dans les talons ou le compas dans l'oeil ?




Prends le large - Jean Maer

29 04 2008

 

La barque que l'on retient au port
n'apprend pas à naviguer.
Et les bords du quai la grugent peu à peu!
Laissons-la donc prendre le large et,
entre carènes et récifs, mâtures et vents,
la lutte s'engagera --
usant les clous et fendant la peau,
mais la rendant fière et forte et libre!
Gardons-lui cependant un coin de grève,
pour le jour où, blessée au flanc et voiles fendues,
la solitude qui repose et guérit est désirée!
Relançons-la vers le large par la suite
et sans regrets!
Les bords du quai la meurtriraient à jamais.




A méditer...

25 04 2008

Le seul fait de se sentir seul dans ce cosmos angoissant devrait pousser les hommes à se serrer les uns contre les autres, à considérer tout homme comme un ami... Mais il est plus facile de professer en paroles un humanisme de bon aloi, que de rendre service à son voisin de palier.

Henri Laborit, 1914-18 mai 1995 médecin français.




Volpone, acte 2, scène 1 - Ben Jonson, 1573-1637, auteur dramatique anglais.

24 04 2008

 

O santé! santé! bénédiction des riches ! richesse des pauvres ! qui peut t'acquérir à un prix trop élevé, puisqu'il n'y a pas de joie en ce monde sans toi ?
- - -
O health! health! the blessing of the rich! the riches of the poor! who can buy thee at too dear a rate, since there is no enjoying the world without thee?




Devoir d'être heureux - Alain

23 04 2008

Il n'est pas difficile d'être malheureux ou mécontent; il suffit de s'asseoir, comme fait un prince qui attend qu'on l'amuse [...]

Il est toujours difficile d'être heureux; c'est un combat contre beaucoup d'événements et contre beaucoup d'hommes; il se peut que l'on y soit vaincu; il y a sans doute des événements insurmontables et des malheurs plus forts que l'apprenti stoïcien; mais c'est le devoir le plus clair peut-être de ne point se dire vaincu avant d'avoir lutté de toutes ses forces. Et surtout, ce qui me paraît évident, c'est qu'il est impossible que l'on soit heureux si l'on ne veut pas l'être; il faut donc vouloir son bonheur et le faire.

Ce que l'on n'a point assez dit, c'est que c'est un devoir aussi envers les autres que d'être heureux. On dit bien qu'il n'y a d'aimé que celui qui est heureux; mais on oublie que cette récompense est juste et méritée; car le malheur, l'ennui et le désespoir sont dans l'air que nous respirons tous; aussi nous devons reconnaissance et couronne d'athlète à ceux qui digèrent les miasmes, et purifient en quelque sorte la commune vie par leur énergique exemple. Aussi n'y a-t-il rien de plus profond dans l'amour que le serment d'être heureux. Quoi de plus difficile à surmonter que l'ennui, la tristesse ou le malheur de ceux que l'on aime? Tout homme et toute femme devraient penser continuellement à ceci que le bonheur, j'entends celui que l'on conquiert pour soi, est l'offrande la plus belle et la plus généreuse.




En ce jour de la Terre, voici les réflexions d'un astronaute...

21 04 2008

 

On m'avait dit:"Si vous avez des expériences à mener, alors ne vous approchez pas de la fenêtre". Aussi, tout à mes préoccupations, n'est-ce pas avant le dernier jour du vol que j'ai enfin eu l'occasion de regarder dehors. Et alors, j'ai été réellement bouleversé.

Il y a un conte chinois qui parle d'hommes venus faire du mal à une jeune fille et qui, à la simple vue de sa beauté, se transformèrent d'agresseurs en protecteurs. C'est ce que j'ai ressenti après avoir vu la Terre pour la première fois: rien n'aurait pu m'empêcher de l'aimer.

Taylor G. Wang, Chine et Etats-Unis,
astronaute de la mission Challenger 7, avril 1985




Prendre le temps de dire ... Auteur inconnu

19 04 2008

 

Un jour, un enseignant demanda à ses étudiants d'écrire les noms des autres étudiants dans la classe sur deux feuilles de papier et de laisser un espace entre chaque nom. Puis, il leur dit de penser à la chose la plus agréable qu'ils pourraient dire de chacun de leurs camarades et de le noter. Ça a pris le reste du cours pour finir leur tâche, et chaque étudiant quitta la salle en remettant leurs feuilles à l'enseignant.

Ce samedi-là, l'enseignant nota le nom de chaque étudiant sur une feuille individuelle pour chacun, et inscrivit ce que tout le monde avait dit de chacun.

Le lundi, elle a donné à chaque étudiant sa liste respective. Avant longtemps, la classe entière souriait. “Vraiment?” qu'elle entendit chuchoté. “Je ne savais pas que j'avais autant d'importance pour qui que ce soit!” et, “Je ne savais pas que les autres m'aimaient autant.” fut la plupart des commentaires.

Personne n'a plus jamais parlé de ces papiers dans la classe à nouveau. Elle n'a jamais su s'ils en avaient discutés après la classe ou avec leurs parents, mais peu importe. L'exercice était arrivé à son but. Les étudiants étaient contents l'un de l'autre.

Ce groupe d'étudiants termina finalement l'année.

Plusieurs années plus tard, un des étudiants fut tué au Viêt-nam et l'enseignant assista aux funérailles de cet étudiant spécial. Elle n'avait jamais vu un homme dans un cercueil militaire avant. Il avait l'air si élégant, si mature. L'église fut remplie par ses amis. Un à un, ceux qui l'avaient aimé sont allés pour une dernière fois de voir le cercueil. L'enseignant fut le dernier à y aller. Comme il se tenait là, un des soldats qui était porteur du cercueil est venu vers lui. Il lui demanda : “Étiez-vous l'enseignant de maths de Marc?”. Il hocha la tête en signe de oui. Alors il lui dit: “Marc m'a beaucoup parlé de vous.”

Après les funérailles, la plupart des anciens camarades de classe de Marc sont allés déjeuner ensemble. Les parents de Marc étaient là, attendant de parler avec son enseignant de toute évidence. “Nous voulons vous montrer quelque chose,” dit son père en sortant un portefeuille de sa poche. “Ils ont trouvé ça sur Marc quand il a été tué. Nous avons pensé que vous pourriez le reconnaître.” En ouvrant le portefeuille, il a soigneusement enlevé deux morceaux de papier qui avaient évidemment été collés, pliés et repliés plusieurs fois. L'enseignant a su sans même regarder que les papiers étaient ceux où il avait énuméré toutes les bonnes choses que chacun des camarades de Marc avait dit de lui. “Merci beaucoup pour avoir fait cela,” dit la mère de la Marc. “Comme vous pouvez le voir, Marc l'a gardé précieusement.” Tous les anciens camarades de classe de Marc ont commencé à se rassembler autour de l'enseignant. Charlie souri d'une façon plutôt gênée et dit : “J'ai toujours ma liste dans le tiroir du haut de mon bureau à la maison.” La femme de Chuck, un ancien étudiant, dit : “Chuck m'a demandé de mettre le sien dans notre album de mariage.” “J'ai le mien aussi,” dit Marilyne. “Il est dans mon journal intime.” Alors Vicky, une autre camarade de classe, prit son livre de poche, en sortit son fragile morceau de papier contenant la liste et le montra au groupe. Puis elle dit : “Je porte ceci avec moi tout le temps” et sans battre de l'oeil, elle poursuivit: “Je pense que nous avons tous gardé notre liste.”

C'est à ce moment que l'enseignant s'est finalement assis et s'est mis à pleurer. Il a pleuré pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais. La quantité de gens dans la société est si grande que nous oublions que cette vie se terminera un jour. Et nous ne savons pas quand le jour viendra. Alors, s'il vous plaît, dites aux gens que vous aimez et dont vous vous souciez, qu'ils sont spéciaux et importants. Dites-leur avant qu'il ne soit trop tard…